Gaza Stories Saison 2 – Épisode 3 : « Gaza se prépare à l’arrivée du Covid-19 depuis plusieurs semaines »

Il y a 15 jours, le 22 mars, les deux premiers porteurs du Covid-19 ont été détectés au passage de Rafah et isolés dans un hôtel proche ainsi que les gardes qui ont été en contact avec eux. Deux autres voyageurs ont été confinés depuis. Mais 5 personnes du premier groupe, ayant été testés négatifs ont pu être « relâchés ». Le 5avril, i semble qu’il n’y ait que 7 personnes contaminées et qui sont maintenues confinées.

La Bande de Gaza est surpeuplée, avec 2 millions d’habitants sur un territoire de 365 Km² ; le blocus israélien a rendu son système de santé particulièrement fragile. Ses hôpitaux ne disposent que de 60 lits en soins intensifs, matériel et médicaments manquent cruellement. Les autorités sanitaires savent qu’elles n’auront pas les moyens matériels de lutter contre une épidémie aussi ont-elles décidé de contrôler strictement ses 2 points d’entrée : Rafah, côté égyptien et Erez, côté israélien. Elles ont même demandé aux Palestiniens de Gaza travaillant en Israël de ne pas rentrer dans la mesure du possible.

C’est aussi pour cela qu’a été rapidement prise la décision de construire 2 centres de quarantaine destinés à accueillir les patients atteints du coronavirus pour les isoler du reste de la population. Ces deux centres sont situés au sud et au nord de la Bande de Gaza. Celui de Rafah possèdera 300 chambres de 2 lits et celui de Beit Hanoun (non loin du point de passage d’Erez) 200 chambres, aussi de 2 lits.

La construction de ces 2 centres, d’un total de 1000 lits, avance à grande vitesse comme le montrent ces images de l’AFP

Image : AFP / Montage : Gaza Stories

Gaza est décidée à résister au Covid-19 – comme elle résiste à ce blocus inhumain depuis 13 ans.

© Gaza Stories, 2020

Commentaire de Michel Ouaknine

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    Sur l'auteur
    Un cinéaste gazaoui dans le fauteuil d’ESM. Iyad Alasttal, 28 ans, né dans labande de Gaza, sur la bordure orientale de Khan Younès : là où une jeune secouriste palestinienne de 21 ans a été tuée par un sniper de Tsahal, en juin 2018, lors de la Marche du retour... une terre natale et sanglante qui a produit son documentaire, « Razan, une trace du papillon ». Une terre qui fait des siennes et qui fait de Iyad Alasttal, un témoin entre deux bancs de poisson... entre Gaza qu’il raconte désormais en images et la Corse où il a appris à pêcher des images (bio RFI).
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